Infirmier clinicien en cancérologie !

Depuis 20 ans qu’on en parle, ça y est, il arrive… Le plan Cancer 3 l’annoncerait, enfin, ce métier de pratiques avancées en cancérologie.

Mais pourquoi en cancérologie ? Pourquoi pas en cardiologie, en neurologie, en pneumologie, en rhumatologie, … et dans toutes les maladies chroniques ?

Si la spécificité de chaque maladie nécessite de plus en plus une pratique avancée, c’est surtout la chronicité de la maladie (et les comorbidités qui interviennent tôt ou tard) qui nécessitent une pratique avancée en matière de soins. Les dysfonctionnements, lorsqu’ils interviennent tout au long du parcours de soins, sont beaucoup plus souvent liés à des difficultés de coordination des soins et de communication entre professionnels de santé qu’à des difficultés techniques ou thérapeutiques, à proprement parler.

Combien de résistances  cet « infirmier de pratiques avancées en cancérologie » devra-t-il alors surmonter ?

  1. des médecins entre spécialités,
  2. des professionnels entre « métiers »,
  3. des établissements dans leur clivage « public-privé »,
  4. des libéraux vis-à-vis des hospitaliers, et vice et versa,
  5. des professionnels de santé universitaires vis-à-vis des autres
  6. de l’État, enfin, principal employeur qui n’a jamais pu se résoudre à valider une promotion sociale associée à l’expertise, à des infirmiers qui ne demandent pourtant qu’à pouvoir devenir un jour « Docteur » en soins infirmiers…

Heureusement, les directives européennes obligent tout le monde à avancer.

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